1681-2008
PRESENTATION
1681-2008
SOURCES
MORLAIX
NANTES & LE MANS
AUTRES SITES
LIENS
MA CONTRIBUTION

LES MANUFACTURES DE TABACS ET D'ALLUMETTES
MA CONTRIBUTION




LOCALISATION
ET
ORIGINES



MORLAIX

Activité manufacturière attestée dans la ville au début des années 1680. Transfert des ateliers dans le château de Penanrue (Pen-an-ru) en Ploujean vers 1690. Création de la manufacture définitive quai de Léon entre 1736 et 1740 : François Blondel, dit Jean-François Blondel, architecte du roi (Compagnie des Indes). Acquisition de la manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis).


DIEPPE

Activité manufacturière attestée dans la ville au cours des années 1680. Manufacture royale en 1721. Nouvelle manufacture construite en bord de mer entre 1734 et 1738 (Compagnie des Indes). Acquisition de l’hôtel de la Douane en 1853 et reconstruction de la manufacture en 1854 (Direction générale des Tabacs).


PARIS

Existence d’ateliers de fabrication de tabacs en poudre au cours des années 1670. Création de la première manufacture en 1721 (en face des Tuileries, probablement entre la place du Carousel et celle du Louvre). Aménagement de la manufacture définitive du Gros-Caillou en 1811 (Régie des Droits Réunis) : fabrique de tabacs privée, fondée en 1792 par Etienne Charles François Phélippon (actuel VIIe arrondissement, entre la rue de l’Université et le quai d’Orsay).


LE HAVRE

Création de la première manufacture en 1721 dans l’hôtel des Monnaies. Transfert des ateliers rue de la Crique (ancien grand jeu de paume) entre 1724 et 1728. Construction de la manufacture définitive rue de Bretagne entre 1726 et 1730 : Jean-Jacques Martinet, ingénieur du roi pour les Ponts et Chaussées de la généralité de Rouen ; Jacques Jules III Gabriel, premier architecte du roi et premier ingénieur des Ponts et Chaussées (correction de certains dessins de Martinet), pour le compte de la Compagnie des Indes. Acquisition de la manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis).


TONNEINS

Création de la première manufacture en 1726, quai de la Barre (en bordure de la Garonne), pour le compte de la Compagnie des Indes. Acquisition de la manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis). Construction de la manufacture définitive de 1866 à 1872 entre la rue Gambetta et la rue Sébastopol : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


SETE

Création d’une manufacture en 1721 (Compagnie des Indes). Suppression en 1791.


TOULOUSE

Création de la première manufacture rue de la Pomme en 1721 (Compagnie des Indes). La seconde manufacture est fondée en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans l’ancien couvent des Bénédictins, précédemment occupé par la filature de Boyer Fonfrède (quai de la Daurade). Création d’ateliers supplémentaires en 1821 à proximité de la Garonne, dans la zone d’activité du Bazacle. L’ancien couvent est désaffecté en 1892 et cédé à la ville l’année suivante. Construction de la manufacture définitive au Bazacle entre 1888 et 1892 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


VALENCIENNES

Création d’une manufacture en 1721 (Compagnie des Indes). Suppression au cours du XVIIIe siècle.


NANCY

Création d’une première manufacture ducale au début du XVIIIe siècle. Manufacture royale en 1721 (Compagnie des Indes). Acquisition de l’établissement en 1811 (Régie des Droits Réunis). Fermeture en 1814. Construction de la manufacture définitive rue Baron Louis entre 1864 et 1870 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat) et Antoine-Barthélemy Gutton, directeur des Domaines (plans).


BORDEAUX

Création de la première manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : acquisition de l’ancien hôtel des fiacres (XVIIIe siècle) situé place Rodesse, et des Moulins économiques des Chartrons appartenant à Laffitte aîné.


LYON

Création de la première manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans une manufacture de toiles peintes (indiennerie) appartenant à Melchior Scherb, située quai Gailleton, entre le cours Verdun (actuel Cours Récamier) et les rues Duhamel et de la Charité (Lyon-Perrache). Etablissement désaffecté en 1930, vendu par les Domaines en 1938 et démoli peu après (actuel emplacement du Lycée Récamier). Construction de la manufacture définitive (Lyon-Montplaisir) cours Gambetta entre 1912 et 1932 (Direction générale des manufactures de l’Etat, puis S.E.I.T.). Mise en activité en 1927. Inauguration en 1932.


LILLE

Création de la première manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans le couvent du Saint-Esprit à proximité de l’église de la Madeleine.


STRASBOURG

Création de la première manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans l’abbaye de Saint-Etienne. Construction de la manufacture définitive entre 1848 et 1851 : Eugène Rolland, ingénieur en chef du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction des Contributions indirectes et des Tabacs) et Jean-André Weyer, architecte.


MARSEILLE

Création de la première manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans des bâtiments et des dépendances appartenant au maire de la ville, le baron de Saint Joseph (à l’angle des rues Paradis et Vacon). Construction de la manufacture définitive rue Guibal entre 1863 et 1868 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat) et Désiré Michel, architecte.


BRÊME – AMSTERDAM - ROTTERDAM

Création de trois manufactures en 1811 (Régie des Droits Réunis). Etablissements perdus par la France au moment de l’abdication de Napoléon 1er en 1814.


BRUXELLES

Création d’une manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : exploitation installée dans l’ancien couvent des Minimes. Etablissement perdu par la France au moment de l’abdication de Napoléon 1er en 1814.


COLOGNE

Création d’une manufacture en 1811 (Régie des Droits Réunis) : acquisition de l’hôtel de Blankenheim. L’établissement qui occupe 517 personnes en 1812 est perdu par la France au moment de l’abdication de Napoléon 1er en 1814.


NICE

Création de la manufacture par le gouvernement sarde de 1858 à 1860 entre la rue Barla et la place Arson : Marsano, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, et Nicolas Bruno, ingénieur. Etablissement rattaché au parc français en 1860. Remaniements opérés entre 1877 et 1880 par les ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


PARIS-REUILLY

Création de la manufacture rue de Charenton entre 1857 et 1861 : Eugène Rolland, ingénieur en chef du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des Tabacs).


CHÂTEAUROUX

Création de la manufacture route de la Châtre entre 1858 et 1863 : Eugène Rolland, ingénieur en chef du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des Tabacs) et Dauvergne, architecte.


NANTES

Création de la manufacture boulevard Sébastopol (actuel boulevard Stalingrad) entre 1861 et 1865 : Eugène Rolland, ingénieur en chef du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat) et Joseph-Fleury Chenantais, architecte de la ville de Nantes.


METZ

Création de la manufacture entre 1867 et 1870 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


PANTIN

Création de la manufacture en 1877 dans une ancienne tannerie en location (usine de Claude Etienne Courtois). Achat de l’établissement en 1879 par la Direction générale des manufactures de l’Etat. Reconstruction en partie entre 1886 et 1889 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques. Seconde reconstruction menée en 1957 par le S.E.I.T.A. Façade principale rue Belle-Isle.


RIOM

Création de la manufacture entre 1878 et 1883 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


LE MANS

Création de la manufacture rue des Planches (actuelle rue du colonel Raynal) entre 1879 et 1883 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


DIJON

Création de la manufacture boulevard Voltaire entre 1881 et 1885 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).


HUSSEIN-DEY

Création à titre d’essai d’une activité manufacturière en Algérie à partir de 1884 (Direction générale des manufactures de l’Etat). Les ateliers semblent avoir été remplacés par un magasin de feuilles en 1887.


ORLEANS

Création de la manufacture entre 1885 et 1900 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat). Façade principale rue de la Manufacture.


ISSY-LES-MOULINEAUX

Création de la manufacture rue Ernest Renan entre 1900 et 1904 : ingénieurs du Service Central des Constructions et Appareils Mécaniques (Direction générale des manufactures de l’Etat).





Comité International pour la Conservation du Patrimoine Industriel





PROTECTION
ET
RECONVERSION



MORLAIX

Rachat de l’établissement par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Morlaix en 2001. Programme de réhabilitation en cours (implantation d’activités artisanales et d’un pôle tertiaire, ouverture d’un nouveau quartier, réflexion sur la possibilité de créer un espace muséographique consacré aux tabacs).
Les archives sont déposées en février 2003 au Centre d’Histoire des Tabacs de Fleury-les-Aubrais près d’Orléans.

Inscription partielle à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques des bâtiments du XVIIIe siècle en totalité (A, P, I, B, J et H), façades et toitures des autres bâtiments, cases du râpé parfait (bâtiment J), salle de râpage (bâtiment H), « Cathédrale » (charpente en béton armé des bâtiments E, E’ et G) : 7 août 1997.

Classement au titre des Monuments historiques des bâtiments du XVIIIe siècle en totalité (A, P, I, B, J et H), cases du râpé parfait (bâtiment J), salle de râpage (bâtiment H), « Cathédrale » (charpente en béton armé des bâtiments E, E’ et G) : 3 septembre 2001.


DIEPPE

Etablissement détruit par un bombardement lors du débarquement anglo-canadien du 19 août 1942.
Le fonds d'archives local et ancien de la ville de Dieppe possède des statistiques sur la manufacture :
Série II-F-37-27 (1811-1830)
Série II-F-37-29 (1851-1855)


PARIS (GROS-CAILLOU)

Etablissement fermé en 1904, remis aux Domaines en 1906 et rasé au cours de l’été 1909. Le bâtiment administratif (Lacornée, architecte) construit en 1829 est conservé jusqu’en 1933 avant de céder la place à l’Hôtel des Tabacs.
Associées à celles d’Issy-les-Moulineaux, les archives sont déposées entre 1981 et 1985 aux Archives Départementales des Hauts-de-Seine (Nanterre).


LE HAVRE

Etablissement détruit par un bombardement anglais les 10 et 11 juin 1944. Derniers vestiges abattus en 1960. Porte monumentale sculptée démontée et conservée.

Classement de la porte au titre des Monuments historiques : 2 décembre 1946.


TONNEINS

Située quai de la Barre, l’ancienne manufacture royale de tabacs Laperche dite « Domaine de Saint-Germain » appartient aujourd’hui à la commune de Tonneins. Situé au lieu-dit Tougnette, l’établissement en question a été transformé en 1993 en un espace muséographique nommé A Garonna, consacré à la Batellerie (histoire de la fabrication des cordes et des cordages destinés à la marine).

Inscription en totalité à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques : 19 avril 2001.

La manufacture définitive a fermé ses portes le 31 décembre 2000. En cours de réhabilitation, elle ne fait l’objet d’aucune mesure de protection.
Les archives sont déposées en 2001 aux Archives Départementales du Lot-et-Garonne. Notes sur le fonds à consulter dans le Journal des Archives Départementales du Lot-et-Garonne , (Trait d’union n°6, mars 2002) et dans France Sud-Ouest , le Sud-Ouest sur Internet (revue de presse n°13, 11-17 février 2002) :

Cependant, le Centre d’Histoire des Tabacs de Fleury-les-Aubrais possède également une petite partie du fonds.


TOULOUSE

Ateliers fermés en 1979. Activité transférée à Colomiers dans la zone industrielle En Jacca. Site manufacturier acheté par une société privée en décembre 1990 ; revendu à la ville de Toulouse ; cédé à la Région en novembre 1991. Reconvertis entre décembre 1993 et octobre 1996, les bâtiments abritent l’Université des Sciences Sociales de la ville (UT1 : Université de Toulouse 1).
Les archives sont déposées en 1985 aux Archives Départementales de Haute-Garonne.

Inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques du bâtiment A, façades et toitures des bâtiments E, L, A, M, F, B, C, D, H, G, I, Q’ : 2 mars 1990.


NANCY

Etablissement fermé en 1981 et réhabilité en complexe culturel par la ville de Nancy entre 1984 et 1991. Il abrite la bibliothèque municipale (agrandissement)-médiathèque, le Conservatoire de Musique Danse et Art Dramatique (agrandissement), des locaux pour le CNRS, un pôle de l’image, ainsi qu’un lieu de répétition et de représentation pour le Centre Dramatique National.


BORDEAUX

Etablissement fermé en 1987. Désaffectés, les bâtiments sont vendus en 1989 à un promoteur immobilier qui les rase pour les remplacer par des logements. Seule subsiste la façade construite par l’architecte Michel-Jules Bonfin en 1824, place Rodesse.

Inscription de la façade à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques : 30 mai 1990.


LYON

Etablissement fermé en 1986. Réhabilités entre 1991 et 1998, les bâtiments accueillent l’Université Jean Moulin Lyon 3. Maîtrise d’ouvrage : Communauté urbaine de Lyon (1e tranche) et Région Rhône-Alpes (2e et 3e tranche). Maîtrise d’œuvre : Atelier de la Rize, Philippe Audart, Alain Ranvier, Pierre Martin, OTRA OTH, Robert Rolland, Michel Rubin et Josef Ciesta.


LILLE

Etablissement fermé en 1965 et rasé en février 1972.


MARSEILLE

Etablissement désaffecté en 1990. Reconversion menée à partir de 1992 (toujours en travaux) :
- L’îlot 1 (1863-1940) abrite le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP), les Archives Municipales de la ville, le Cabinet des Monnaies et Médailles, les réserves des Musées de Marseille et du fonds communal (collection d’œuvres d’art contemporaines achetées par la Ville reflétant la diversité de la création contemporaine à Marseille).
- L’îlot 2 (1951-1955) abritera le Pôle Média de la Belle-de-Mai (cinéma et télévision) et des bureaux destinés à des sociétés orientées vers les technologies de l'information.
- L'îlot 3 abrite un pôle de création artistique : ensemble composite de bâtiments industriels (fin XIXe siècle) situé de l’autre côté de la rue Jobin (occupé par l’usine de sucre Saint-Charles avant d’être rachetés par la S.E.I.T.A.) et d’autres plus récents.


NICE

Etablissement fermé en 1979 et démoli.
Les archives sont déposées en 1980 aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes.


PARIS-REUILLY

Fermeture en octobre 1969. Démolition en 1976.


NANTES

Etablissement fermé en 1974 et réhabilité par la ville de Nantes entre 1981 et 1984 pour accueillir une pluralité de services (pôle municipal, logements, bibliothèque, maison des associations, auberge de jeunesse, crèche, halte-garderie, permanence médico-sociale, foyer du troisième âge, salle de gymnastique, restaurant, commerce et plus de 300 places de stationnement).
Les archives sont déposées en 1980 aux Archives Départementales de Loire-Atlantique.


PANTIN

Etablissement fermé en 1981 et détruit progressivement entre 1992 et 2000.
Les archives sont déposées aux Archives Départementales des Hauts-de-Seine (Nanterre).


CHÂTEAUROUX

Etablissement fermé en 1998. Le site a été racheté par la ville avant d’être remis entre les mains de Patrice Pelgrin, un promoteur immobilier. Commencé en 1999, le programme de reconversion devrait s’achever en 2006.


RIOM

Arrêt des fabrications en 1975. Les bâtiments sont gardés et entretenus jusqu’à aujourd’hui comme entrepôts de stockage (groupe Altadis).
Projet de réhabilitation en cours d’élaboration par Riom-Communauté (logements et bureaux).


LE MANS

Arrêt des fabrications en 1988. L’établissement abrite une Direction régionale de distribution (groupe Altadis).
Les archives sont déposées entre 1988 et 1991 aux Archives Départementales de la Sarthe.


DIJON

Etablissement fermé en 1969 et détruit en 1976. L’usine de Dijon II qui lui succède en 1969 est également fermée en 1993.
Les archives sont déposées en 1993 aux Archives Départementales de la Côte d’Or.


ORLEANS

Etablissement fermé en 1980 et partiellement démoli. Les bâtiments sauvegardés ont été réhabilités pour abriter divers services culturels, dont la DRAC Centre.
Les archives sont déposées en 1986 aux Archives Départementales du Loiret.


ISSY-LES-MOULINEAUX

Etablissement fermé en 1978 et reconverti pour le compte de France Constructions (groupe Bouygues) afin d’accueillir un programme mixte de logements, de bureaux et d’activités commerciales, comprenant un restaurant et un parking souterrain de 450 places. Les travaux débutent en 1987.
Associées à celles du Gros-Caillou, les archives sont déposées entre 1981 et 1985 aux Archives Départementales des Hauts-de-Seine (Nanterre).

Inscription partielle à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques de tous les bâtiments exceptés ceux situés en bordure de la rue Hartmann : 9 octobre 1984.




Pour plus de détails sur les reconversions de manufactures, voir les LIENS (Morlaix, Tonneins, Toulouse, Nancy, Lyon, Marseille et Issy-les-Moulineaux).






Musée de la Science et de la Technique de Catalogne





Bases de données du ministère de la Culture

Les manufactures de Bordeaux, Le Havre, Issy-les-Moulineaux, Marseille, Morlaix, Tonneins et Toulouse font l’objet de mesures de protection (classement ou inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques). La base de données Mérimée du ministère de la Culture offre des notices historiques sur chacun de ces sites, ainsi que le détail précis des parties protégées.









GRANDES ETAPES HISTORIQUES
DE L’INDUSTRIE DES TABACS



1674
Colbert fonde la Ferme du Tabac pour le compte de Louis XIV en lui réservant le privilège exclusif de la vente des tabacs à l’intérieur du royaume.

1681
Le privilège est étendu à la fabrication du tabac. Les premières manufactures voient le jour.

1719
Création de la Compagnie des Indes qui devient adjudicataire du monopole sur les tabacs.

1791
La Ferme est supprimée. L’assemblée constituante reconnaît à tous les citoyens le droit de cultiver, de fabriquer et de vendre du tabac librement.

1811
Napoléon rétablit le monopole sur l’achat, la fabrication et la vente du tabac à l’intérieur de l’empire. Le monopole est administré par une Régie d’Etat rattachée à l’administration des Contributions indirectes.

1865
Création de la Direction générale des Manufactures de l’Etat placée sous le contrôle du ministère des Finances.

1889
La Direction générale des Manufactures de l’Etat gère également le monopole sur l’achat, la fabrication et la vente des allumettes chimiques instauré en 1872.

1926
Le président Raymond Poincaré fonde la Caisse autonome de gestion des bons de la Défense nationale et d’amortissement de la dette publique. Naissance du S.E.I.T. (Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs).

1935
Création du S.E.I.T.A. (Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs et des Allumettes). Le monopole sur les Allumettes est rattaché à celui sur les tabacs.

1959
Suppression de la Caisse autonome d’amortissement. Le S.E.I.T.A. devient un établissement public à caractère industriel et commercial.

1980
Le S.E.I.T.A. prend le nom de Société d’Exploitation Industrielle des Tabacs et des Allumettes.

1995
Privatisation de la S.E.I.T.A.

1999
La fusion de la S.E.I.T.A. avec Tabacalera (société détentrice du monopole sur les tabacs en Espagne) entraîne la création du groupe Altadis, European Tobacco Company.






La Cité des Sciences et de l'Industrie

LES LIEUX DE CULTURE SCIENTIFIQUE : L'Atlas régional, service de tourisme scientifique de la Cité des Sciences et de l'Industrie


Le Musée des Arts et Métiers

Le Conservatoire National des Arts et Métiers


Archives d'Architecture en Europe


CILAC, le site du patrimoine industriel






Copyright 12-08-02
Mise à jour 12-11-08