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1681-2008
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LES MANUFACTURES DE TABACS ET D'ALLUMETTES
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LES
MANUFACTURES
DE
TABACS


Au XVIIe siècle, sous l’impulsion de COLBERT, l’exploitation des TABACS entre dans un système d’affermage, puis de monopole, qui se perpétue jusqu’à la fin du XXe siècle. A sa tête, l’Etat français dirige, organise et contrôle l’achat des feuilles, la fabrication et la vente de trois principaux types de produits : les tabacs à mâcher (rôles et carottes), les tabacs à priser (poudre) et les tabacs à fumer (scaferlati, CIGARES , cigarettes et cigarillos).
Edifiées sous les ordres du roi au XVIIIe siècle, diffusées par les ingénieurs d’Etat au XIXe siècle, délaissées au profit d’usines de conception plus moderne au XXe siècle, les MANUFACTURES de tabacs composent un parc immobilier réparti sur l’ensemble du territoire. Après cessation d’activité, celles qui échappent aux bulldozers connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt à caractère patrimonial.


Datant des années 1670-1680, les débuts de l’activité manufacturière se déroulent dans des ateliers aménagés à Morlaix, Dieppe et Paris. Il faut cependant attendre le siècle suivant pour qu’apparaissent les premiers établissements dont la destination vise directement l’industrie des tabacs. Les ingénieurs des Ponts et Chaussées Jean-Jacques Martinet et Jacques III Jules Gabriel (1667-1742) mettent en chantier la manufacture du Havre entre 1726 et 1730. Celle de Dieppe est reconstruite à proximité de la mer entre 1734 et 1738. A Morlaix, le chantier de construction de la manufacture définitive est confié à François Blondel dit Jean-François Blondel (1683-1756), architecte de l’Académie royale d’architecture. Au total, neuf manufactures royales composent le parc manufacturier de l’époque.

Après une courte période de LIBERTE SOUS LA REVOLUTION, NAPOLEON rétablit le monopole et fonde la Régie des Tabacs en 1811. Dès lors, les gouvernements successifs engagent l’exploitation dans un vaste programme de rénovation qui repose sur la refonte complète de l’outil de production et la construction en série d’un nouveau modèle de manufacture à partir d’un plan unique. Placée sous l’autorité du ministère des Finances, la Régie est désormais aux mains des ingénieurs d’Etat formés à l'ECOLE POLYTECHNIQUE.

A la tête du Service Central des Constructions et des Appareils Mécaniques en 1844, puis à celle de la Direction générale des manufactures de l’Etat au début des années 1860, l’ingénieur en chef Eugène Rolland s’impose comme l’un des principaux acteurs de ce renouveau. Grâce à son action, le secteur des tabacs connaît alors son âge d’or.

Associée au monopole des allumettes sous l’enseigne du S.E.I.T.A. (Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs et des Allumettes), l’exploitation des manufactures de tabacs perdure dans la première moitié du XXe siècle. Toutefois, dès les années 1950-1960, les avancées technologiques relatives aux machines de fabrication combinées et aux moyens de transport pneumatique conçu pour le déplacement des matières par aspiration, incitent les ingénieurs d’Etat à concevoir des usines plus fonctionnelles.

Gérées par le groupe ALTADIS (acquéreur de la S.E.I.T.A., Société d’Exploitation Industrielle des Tabacs et des Allumettes), quelques manufactures sont encore aujourd’hui en activité. Beaucoup ont été détruites. Pour la plupart, celles qui ont été sauvegardées après leur fermeture ont fait ou font l’objet de reclassements et de reconversions.



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Après fermeture et remise aux Domaines, les anciennes manufactures de la S.E.I.T.A. qui ont échappé à la destruction connaissent généralement une bonne fortune. Souvent conduits à l’échelle locale par les municipalités, les programmes de réhabilitation présentent de nombreuses analogies. La localisation (proximité immédiate du centre urbain, de la gare et des réseaux de transports) et la disposition étagée des bâtiments déterminent les nouvelles affectations.

Par manque de fonctionnalité et d’adaptabilité, l’usage industriel est souvent délaissé au profit d’une pluralité de destinations mêlant éducation, culture, commerce, habitat ou services administratifs comme à Nantes et à Issy-les-Moulineaux. Des complexes uniquement consacrés à la culture ou à l’éducation voient le jour : la manufacture de Nancy accueille le Conservatoire de Musique Danse et Art Dramatique, la bibliothèque municipale-médiathèque, un pôle de l’image, ainsi qu’un lieu de répétition et de représentation pour le Centre Dramatique National. Le siège de la DRAC Centre prend place dans celle d’Orléans, et l’établissement marseillais de la Belle-de-Mai abrite désormais le Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine, les Archives municipales de la ville, le Cabinet des Monnaies et Médailles, les réserves des Musées de Marseille et du fonds communal, un pôle média et un pôle de création artistique. Enfin, à Lyon et à Toulouse, les universités (Lyon III et Toulouse 1) investissent également les espaces manufacturiers au cours des années 1990.

Malheureusement, les vestiges matériels et techniques de l’exploitation des tabacs demeurent extrêmement rares. A Nantes, excepté l’une des chaudières intégrée au mobilier intérieur de la bibliothèque (bâtiment F) et l’enveloppe en brique des torréfacteurs de l’Espace culturel (bâtiment D), rien ne subsiste du patrimoine technique. Si l’espace des manufactures est aujourd’hui pensé en termes urbanistiques et patrimoniaux, la mémoire attachée à l’activité de transformation du tabac est souvent malmenée par manque de vestiges cohérents. Aujourd’hui, avec les mesures de classement qui touchent sa salle de râpage et ses cases du râpé, seule la manufacture de Morlaix en cours de reconversion est susceptible d’offrir d’ingénieuses solutions à ce problème, et ceci sous le double rapport de l’architecture et des techniques.







Manufacture des tabacs du Mans, bâtiment D, cour du service technique, 1998 (L. Fièvre)

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LE GRAND INVENTAIRE


Ce site n’a pas la prétention de retracer l’histoire industrielle des tabacs à travers son bâti, mais l’ambition d’offrir un inventaire, une synthèse de certains travaux menés dans le cadre de la préparation d’un doctorat en Histoire de l’Art, dont la thèse soutenue en novembre 2002 s'intitule :
LES MANUFACTURES DE TABACS ET D'ALLUMETTES DE L’OUEST DE LA FRANCE, XVIIIe-XXe SIECLES.



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1681-2005

- Répertoire de notices historiques (dates de création, maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre) des établissements manufacturiers depuis l’instauration du monopole d’Etat sur la fabrication des tabacs au XVIIe siècle.
- Répertoire des manufactures qui ont cessé leur activité première (état actuel, mesures de protection, réhabilitations, situation des archives d’entreprise).
- Manufactures inscrites dans la base de données Mérimée.


SOURCES

- Quelques sources imprimées et bibliographiques sur les thèmes du patrimoine industriel, des manufactures et du tabac.


MORLAIX

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- Présentation de sept manufactures au moyen de photographies, de cartes postales anciennes, d’élévations et de gravures.


LIENS

- Sélection de sites consacrés aux manufactures et au tabac.
- Sélection de favoris.


MA CONTRIBUTION

- Présentation de mon livre intitulé "LES MANUFACTURES DE TABACS ET D'ALLUMETTES, Morlaix, Nantes, Le Mans et Trélazé (XVIIIe-XXe siècles)…



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L’élévation de la manufacture de Morlaix (Manufacture royale des tabacs de Morlaix, Boyer, plume et aquarelle, 1er septembre 1847) qui apparaît en logo sur chacune des pages figure dans les collections du groupe Altadis.





Morlaix, Le Mans et Nantes (L. Fièvre)
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Mise à jour 12-11-08